Je n'ai jamais aimé les villages tristes et gris aux volets fermés
Depuis 1998, j'ai constamment observé, réfléchi, recherché pourquoi en un instant j'ai décidé de venir m'installer dans la Nièvre alors que je ne l'avais jamais envisagé et étais même opposé à vivre dans un village. Je n'aimais pas les villages tout gris, loin du progrès et de la vie. J'aimais les voyages avec mon amie pas la vie triste dans la solitude et la misère.
J'en avais déjà discuté avec des amis. J'y avais déjà réfléchis notamment à l'occasion d'une opportunité d'achat d'un local commercial à 15 kilomètres de Paris. J'avais analysé tous les points positifs et négatifs à cette toute petite délocalisation et ma conclusion était essentiellement que j'y perdrais une grande partie de mon travail.
Je n'ai jamais "voulu" vivre à la campagne
Inciter des citadins à tout quitter pour venir s'installer à la campagne revient à vendre un produit dangereux et doit être "retiré du marché".
Depuis le début de ma vie jusqu'à l'instant où l'idée a envahit mon cerveau en passant près du lac de Pannecière, je n'ai jamais voulu m'installer à la campagne pour y vivre et je l'ai même refusé explicitement lors de conversation avec mes amis.
L'inconscience a durée le temps d'un week-end d'arrivée avec mon amie. C'était pour moi comme un week end normal de "vacances"... jusqu'au lundi de toussaint de novembre 1998 où j'ai raccompagné mon amie à la gare d'Avallon pour qu'elle reprenne son travail le mardi.
Dès mon retour à Lormes, le lundi soir, j'ai ressenti un vide. Une impression de solitude.
Je peux dire qu'à ce moment j'ai commencé à reprendre conscience et à craindre ce qui se passait.
Au fil des mois et des incidents, j'ai rejeté de plus en plus ce déracinement en exprimant jusqu'à une violence verbale mon désir de rentrer en région parisienne.
Que s'était il passé à l'instant où j'ai craqué pour subir cette bêtise ? Quel en est la cause ?
Honnêtement, je ne le sais pas mais je peux assurer que ce qui s'est passé n'a jamais été ma volonté c'est à dire avec une pause de réflexion. Cela n'a pas été un choix.
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C'est comme si on avait programmé dans mon cerveau une attitude réflexe avec des arguments "prémachés" qui sont devenus acquis dans mon inconscient même si mon intelligence normale les refusait.
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